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Construire sa propre machine... quelle belle aventure !...

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Comme toutes les grandes aventures, c'est toujours autour d'une table que cela commence et c'est à l'occasion d'un barbecue au hangar ULM de La baule en juin 2006 que j'ai rencontré Alain avec qui je vais vivre ce grand moment : "la construction de nos propres machines".

Je ne connaissais pas Alain avant cet après-midi barbeuck, mais j'avais déjà pris la décision de construire mon propre ULM pendulaire. Je l'avais déjà en tête, il me restait un point important à traiter et non des moindres, le choix du moteur. Mon cahier des charges était simple : une machine économique, fiable, solide, performante et ayant une grande autonomie. Mes projets : non pas traverser le monde, mais sillonner la France dans tous les sens.

Pour concevoir ce projet, j'étais parti sur un moteur diesel ou le petit trois cylindres essence Ecotec. Mais, Alain qui cherchait quelqu'un pour se lancer lui aussi dans une construction, a réussi à me convaincre que le moteur le mieux adapté à nos projets était le moteur BMW Boxer, accouplé à un réducteur TAKE OFF, dont la fiabilité n'est plus à démontrer (1000 exemplaires vendus).

Trois semaines après notre rencontre et de nombreux échanges, j'ai commencé à dessiner des esquisses. Alain s'est mis à la recherche de moteur BMW. Pour un moteur récent avec un faible kilométrage (acheté dans une casse), il fallait compter dans les 3500 €. C'était trop cher pour notre budget, car il fallait ajouter le réducteur et l'hélice ce qui faisait un groupe motopropulseur aux environs de 6000/7000 €… Alors, Alain a commencé à regarder sur Internet les motos accidentées, il faut dire que c'est un très bon gestionnaire contrairement à moi qui ne regarde pas toujours à la dépense.

Finalement, en janvier (nous nous étions rencontrés en juin) il a trouvé les deux moteurs en Belgique. Une moto à Dortmund et une autre à Nuremberg, avec l'aide de Henning (un ulmiste Allemand super sympa rencontré sur Internet). Le moteur en Belgique vaut 2500 € et chaque moto accidentée 3000 €. Nous avons longuement hésité, puis un dimanche dans la nuit nous sommes partis voir ces moteurs.

En Belgique le magasin était fermé (le lundi de fermeture comme en France, nous aurions pu y penser !!!!). Alors, direction l'Allemagne. Au passage près de Hamm, une visite à Wilfried (Take-off) pour voir son matériel, puis Dortmund. Là nous achetons la première moto accidentée avec beaucoup d'inquiétude quand à l'état du moteur. Le vendeur ne nous inspirait aucune confiance, car il nous a raconté des bobards sur l'historique de la moto. Après une petite enquête avec l'aide de Henning nous retrouverons le propriétaire qui nous raconteras les vraies circonstances de l'accident.

Une nuit à l'hôtel et le lendemain nous partons pour Nuremberg, voir la deuxième bécane. Celle-ci nous l'entendons tourner et la prenons sans hésitation aucune. Au passage, je remercie notre ami Allemand pour son aide. C'est avec beaucoup de plaisir que nous l'avons reçu l'année suivante lors de son voyage en pendulaire de Nuremberg en Bretagne et retour. Merci Henning !

Sur l'autoroute Allemande, de nuit, en plein hiver, (il parait qu'on a eu de la chance de ne pas avoir de neige)… Alain et moi nous nous posons la question de savoir qui prend la moto grise et qui prend la moto jaune ?... Sachant que la grise était en meilleur état et qu'elle avait moins de kilomètres. Une seule solution : le tirage au sort. Nous roulions, Alain a pris deux petits bouts de papier. Sur l'un il a écrit "grise" et sur l'autre "jaune". Il les a mis dans le cendrier de la voiture et j'ai tiré un des deux papiers : j'ai eu le moteur de la grise.

Retour à Saint-Nazaire le mercredi matin à l'aube après 3200 kilomètres. Plutôt fatigués mais surtout contents que tout ce soit bien passé.

Maintenant il n'est plus question de faire machine arrière sur le projet, nous avons investi de l'argent, il faut aller jusqu'au bout !!

Alain qui a récupéré la moto jaune est toujours inquiet quant à l'état du moteur. Alors, je démonte la mienne et il retape la sienne, grossièrement, pour la faire tourner et voir ce que le moteur a dans le ventre. Finalement ce n'est pas mal. De petits essais sur une route déserte nous confirment que le moteur réagit normalement et a toute sa puissance.





Le démontage des motos nous permet de revendre une bonne partie des pièces dont nous n'avons pas besoin, ce qui rééquilibre les finances. C'est Alain qui ce charge de cela.

Moi de mon coté je lance mon étude et commence les plans. Comme tous les amateurs qui se respectent, nous commençons par regarder ce qu'ont fait les constructeurs professionnels. Et là, il faut faire des choix. Sachant qu'au final, une machine volante est toujours la somme des meilleurs compromis techniques. Il faut aussi choisir des solutions que l'on est capable de réaliser ou de faire réaliser par ses contacts ou ses amis.

Notre choix se fera donc sur une poutre en tube carré de 2 ¨ 1/2 en alu 6082 T6 (identique au Quick GT 450 de P&M) raccordé par des pièces usinées en 2017 A. Sur ces pièces usinées nous reprendrons toutes les articulations et le bâti moteur. Ce bâti moteur sera en 25CD4S et les jambes de train en titane (TA3V2.5), avec des amortisseurs Fournales et des roues Beringer. Et oui, le fait de fabriquer sa machine permet de choisir des options un peu plus riches...

Ensuite, nous mettons un réservoir de 65 litres en alu soudé (6060) qui servira de siège au passager. Le réservoir sera équipé en dessous d'une petite réserve cloisonnée de 3.5 litres, qui servira de nourrice dans toutes les configurations de vol, et de canister pour la pompe immergée. Pompe que nous avons récupéré sur la moto. Des sacoches et une sellerie Air Création d'occase, viendront finir l'ensemble. Pour les instruments je dessinerais un pupitre que mon ami Alain s'emploiera à réaliser avec dextérité.

Au mois de juin 2007 toutes les pièces sont pratiquement réalisées et le montage va pouvoir commencer. Nous n'attendons plus que le tube que nous avons commandé en Angleterre, hé oui !!!... Les anglais sont meilleurs commerçants que les français, eux, ils détaillent, alors qu'en France pour avoir la même chose il fallait en commander 300 kilos.

La structure est un ensemble de 3 pièces usinées reliées par ce tube carré et agrafé par des boulons aveugle de type visu lock, le tout monté en assemblage humide avec du PRC pour éviter la corrosion en interposition (ce qui nécessite une bonne expérience dans le domaine de l'assemblage aéronautique), de l'outillage et des machines spécifiques. En effet pour ce genre d'assemblage chaque perçage doit être rigoureusement perpendiculaire. Le trou et le fraisurage sont réalisé avec une alésoir spécial que l'on règle de telle manière que la fraisure soit toujours de la même profondeur.




Une fois cet ensemble réalisé, il reste à assembler les jambes de train avec leurs amortisseurs Fournales, la triangulation des roues et ensuite ont peu y poser le réservoir qui attend dans un coin du hangar. En dernier la fourche avant qui elle, est fini depuis longtemps.

Maintenant ça commence à ressembler à un pendulaire ! mais il reste encore beaucoup de travail avant le premier vol… Dans cette configuration nous sommes au mois de juillet 2007 et je veux profiter du beau temps pour faire la peinture que je ferais dehors sur le tarmac… un jour sans vent et sans avion à proximité.

L'avantage d'avoir dessiné sa propre machine c'est que lors de l'assemblage on a pas besoin de regarder le plan, on a tout en tête !... Depuis un an je me lève ULM, je vais travailler ULM et je passe mes soirées ULM. Mais il ne faut pas que cela dure trop longtemps pour l'ambiance à la maison, à moins que votre famille adhère intégralement au projet bien sur, moi je n'ai eu aucun problème, mon épouse était partante.

Ca y est, la peinture est terminé et je commence à penser équipement. J'ai dessiné un pupitre mais comme je maîtrise mal tout ce qui est composite, je laisse mon copain Alain s'en occuper. Il va d'abord fabriquer une structure de moule (male) avec les couples que je lui ai dessiné, ensuite il va fabriquer un contre moule (femelle) dans lequel il fabriquera les deux pièces définitives. Le résultat est superbe, je n'en attendais pas moins, c'est un garçon très soigneux. Lui aussi il a envie que le chariot avance parce qu'on a décidé depuis le début de fabriquer une machine, la faire voler et ensuite passer à la deuxième. Par contre il est moins pressé que moi puisqu'il vole et possède déjà une machine.

Une fois la résine terminée la planche de bord est rapidement fabriquée. Plus nous avançons, plus ça nous donne des ailes pour continuer, le résultat est à la hauteur de nos rêves.




Le temps a passé, nous voilà au mois de décembre 2007. J'ai acheté ma voile que j'ai trouvé sur un terrain voisin. Le gars s'était fait voler son moteur par l'équipe de pirates qui écumait les bases. C'est une IPSOS 14.9 qui a un an et une centaine d'heures de vol. Je pense qu'elle conviendra à ce type de machine. Notre rêve aurait été de monter des voiles ukrainiennes sans mât. Aujourd'hui on dirait que cela se généralise sur les pendulaires, mais nos finances n'ont pas suivi… il arrive un moment ou il faut choisir… Alors vous allez me dire qu'il aurait mieux valu une bonne aile plutôt que des roues de frimeurs comme ont m'a déjà dit !!... J'ai eu une panne qui m'a amené à me poser sur un terrain très court et j'étais bien content d'avoir une aile de 14.9 et trois freins à disque sur des roues larges, à chacun ses choix…

C'est maintenant le moment intéressant : l'installation des systèmes, l'hydraulique, l'électricité, l'anémo, la radio… mais tout cela n'est pas dur c'est mon métier depuis 35 ans.

Je vais bientôt faire le "POWER ON" comme disent les grands dans le milieu aéronautique, ça veut tout simplement dire "mettre sous tension". Mais attention, il n'est pas question de mettre le jus tant que je n'ai pas vérifié trois fois le plan et refait le fil à fil autant de fois… ça coûte cher un calculateur chez BMW !...

Janvier 2008, il fait froid dans le hangar. Je ne vois pas grand monde sur le tarmac. Les câblages sont terminés, l'essence est raccordé, je pense que je vais pouvoir essayer de démarrer pour la première fois ce moteur que je vois depuis un an sans l'entendre. Le contact est mis mes instruments sont bien à zéro. Les voyants d'huile et de charge sont allumés, il y a de l'essence, la pompe s'est bien mise en route pendant quelques secondes pour gaver le circuit… je peux donc appuyer sur "START".

Séquence "émotion" comme dirait un commentateur de télévision bien connu : "START", le démarreur entraîne le moteur une, deux, trois, quatre secondes et j'arrête… il ne démarre pas. Normal sans doute, le circuit d'essence n'est sûrement pas purgé de son air. Je recommence : une, deux, trois, il ratatouille une fois, j'arrête… puis, je recommence une troisième fois. Le moteur ratatouille encore un peu, j'insiste et voilà il démarre !... joli bruit et surtout un énorme bonheur : ça marche !!!!!!... Je ne pourrai pas profiter trop longtemps de ce moment là car je n'ai pas encore monté l'hélice et le moteur chauffe relativement vite malgré la température extérieure. Enfin tout va bien, les voyants se sont éteint, le galva de pression d'huile est monté à 4 bars, la température à 100° C, mais le compte-tours ne veut pas en jouer, je trouverais pourquoi plus tard.









Il faudra encore pas mal de temps pour finir la construction et décider que c'est le moment de décoller. Il reste encore de nombreuses heures de contrôles, de réglages, de roulages, de freinages et de points fixes… A propos de point fixe, je n'avais pas idée de la valeur de la poussée du moteur et c'est une caractéristique que l'on ne voit pas souvent dans les revues. Alors, comme je suis curieux j'ai installé un dynamomètre entre ma machine et le hangar… Ensuite j'ai mis plein pot juste quelques secondes pour voir, l'afficheur est monté à 98 daN (~98 kg ).

Le 23 février 2008, il fait un temps de curé. Je suis chez mon fils qui est intéressé lui aussi par cette machine. Plus tard il montera avec moi et pourra sauter en parachute, c'est sa passion (il est vidéoman dans un avion de largage de parachutistes).

Ma femme aussi est avec nous et je décide que ce sera aujourd'hui le jour "J". Le pendulaire est prêt depuis quelques temps… il ne manquait plus que le beau temps. Aujourd'hui, le vent est pratiquement nul et dans l'axe de la piste…

Arrivé au hangar, il y a trois copains qui sont là. Dommage, j'aurais préféré être seul… mais on est samedi et il fait beau…

Je sors MON pendulaire, fais une prévol minutieuse ; rien ne cloche. Je m'habille et m'assois sur le siège. L'adrénaline commence à monter… Je branche mon casque, attache ma ceinture, réfléchis encore un instant, puis je mets le contact. La pompe démarre, les voyants s'allument, les afficheurs se calent à zéro.

Un petit temps d'arrêt, je réfléchis de nouveau à ce que j'aurais pu oublier et je crie : "personne derrière !", juste avant de démarrer le moteur... il tourne impeccablement !... Joli bruit que ce moteur BMW… Merci Alain !!… Mais au fait, je ne l'ai pas prévenu !... Finalement, ce n'est pas plus mal. J'avais dit le moins de monde possible… et nous sommes déjà six !

La température monte normalement. Je vais pouvoir partir, il n'y a pas beaucoup de trafic sur la piste… Concernant la radio, aujourd'hui nous sommes en auto-information parce que les contrôleurs ne sont pas là le samedi… dommage, j'aurai été un peu plus rassuré…

Bon allez, j'y vais. J'annonce :
- "Saint-Nazaire de Fox Juliet X-ray Sierra Romeo, au parking, pour un vol d'essai sur un tour de piste".
- "Saint-Nazaire de Sierra Romeo, je roule au point d'arrêt BRAVO".
- "Saint-Nazaire de Sierra Romeo au point d'arrêt, je pénètre et m'aligne en 08".
- "Saint-Nazaire de sierra Roméo, alignement-décollage 08".

Et là, vous n'avez plus aucun stress. Il n'y a que le Pendulaire et l'Homme… avec des gestes 10 fois, 100 fois répétés dans sa tête !... avec les actions prévues qu'il faudra réaliser en fonction de telle ou telle réaction du pendule. Je me retrouve dans la même situation que le jour ou j'ai appuyé sur le bouton du banc d'essai qui allait remplir tous les circuits hydrauliques de l'A380 N°1 et mettre tous ses circuits à 350 bars pour la première fois.

Gaz à fond et là ça pousse fort, j'ai 2400 mètres de piste devant moi sur 40 mètres de large. Sympa quand même et c'est un peu rassurant !... 80/90 km/h, je commence à pousser doucement et ça part vite, très vite… avec un très fort roulis à gauche, je contre fort et tout rentre dans l'ordre je m'attendais à en avoir, mais pas autant que cela.

Je monte un peu : 100 pieds et je réduits les tours. Vol stabilisé, la barre est bien centrée en tangage. Toujours à gauche en roulis, mais c'est contrôlable. Je vais redescendre en diminuant encore les gaz et voir comment il réagit, très bien… L'effet de couple a bien diminué et j'ai largement la place entre la barre et le ventre. Je pense qu'il n'y aura pas besoin de retoucher au centrage, ce qui ne m'étonne pas puisque cette aile était montée sur un chariot de même configuration : un Chapelet.

Je remets les gaz et monte à 500 pieds. Je suis en bout de piste et à l'altitude du tour réglementaire. Maintenant je laisse la machine voler (4000 t/mn en palier), un bruit agréable, une bonne stabilité une fois le couple contré. Je sais déjà comment il faut que je décale mon moteur pour supprimer cet effet désagréable.

Maintenant je me dis : "profitons de ce moment exceptionnel"… que seuls ceux qui ont construit leur machine connaissent. Pour ceux qui ne l'on pas construit c'est un moment qui peut se comparer à votre lâché.

A présent, le tour de piste est terminé. Je suis déjà en base gauche pour la 08. A la radio, je n'ai entendu personne dans le circuit pendant mon essai… et c'est très bien comme ça…

Tranquillement, j'annonce :
- "Saint-Nazaire de Sierra Romeo, en étape de base gauche pour la 08".

Je commence à diminuer les gaz pour passer en finale.
- "Saint-Nazaire de Sierra Romeo, en longue finale 08.

Je vais prendre mon temps. J'ai 2 kilomètres de ruban devant moi, le sol approche. Je garde un peu de vitesse, il n'est pas question aujourd'hui d'explorer le domaine de vol. Aujourd'hui c'est un premier vol pour appréhender les gros défauts et à part l'effet de couple tout se passe bien. Dans les autres vols j'irai progressivement chercher les caractéristiques de la machine…

Le bitume défile sous mes pieds. J'arrondi un peu, les deux roues arrières touchent pratiquement simultanément mais je relâche un peu trop vite ma barre de contrôle… la roue avant rebondit un petit peu, mais quel bonheur !!!!!

- "Saint-Nazaire" de Sierra Romeo, pour remonter la 08".

Demi tour sur la piste et retour au hangar.

- "Saint-Nazaire de Sierra Romeo, piste dégagée".

Et voilà le premier vol est terminé. Un peu redouté quand même, on ne sait jamais, même avec les mille et une précautions prises.

J'arrive devant le hangar. Mon fils continue de filmer, j'aurai un souvenir de ce moment important !...

Je vois le regard de ma femme, très soulagée, je suis certain qu'elle avait plus peur que moi. Je la remercie de m'avoir fait confiance et de m'avoir supporté pendant toute cette période de construction.

- "Saint-Nazaire de Sierra Romeo, pour quitter".

Et je coupe le contact. Silence !!!!!!!!!!!!!

Bien sûr il faut raconter aux copains… ils ont eux aussi envie de savoir, c'est normal.

Il aura fallu un peu moins de deux ans entre le moment où j'ai rencontré Alain et ce premier vol, pour réaliser ce projet.

Il reste encore beaucoup de travail. J'aurais sûrement quelques changements à apporter. Maintenant je vais annoncer la nouvelle à mon copain Alain et je pense que la discussion va durer un bon moment !...

Nous sommes aujourd'hui en 2009, la machine a volé 70 heures et j'en suis très content. J'ai rectifié ses défauts de jeunesse… Cet hiver j'ai fait quelques modifs : l'accélérateur à main que j'ai pris le temps de réfléchir et que j'ai finalement placé sur la console ; le repositionnement et le changement des radiateurs d'huile ; et enfin la mise en place d'un transpondeur, hé oui si je veux rester sur le terrain (classe D) qui est à 500 mètres de mon travail et à 5 kilomètres de mon domicile… je suis obligé d'y passer !...

Jusqu'à maintenant, le seul désagrément a été une panne en vol pendant un voyage du côté de Dinan. C'était le rallye que Michel Leroy organise et qui s'appelle "Un enfant dans les nuages".

La cause de cette panne est la suivante : dans le câblage que j'avais récupéré sur la moto, un fil avait dû être étiré lors de l'accident de celle-ci. Ce fil s'est coupé au ras d'une cosse d'un relais et à l'intérieur de sa gaine, difficile à détecter sur place… Donc, obligation de ramener la machine sur une remorque.

Les projets pour cette année : les châteaux de la Loire, la chaîne des puits d'Auvergne, le vignoble Bordelais et la remontée de l'estuaire de la Gironde à l'estuaire de la Loire, toujours avec Michel Leroy. Et oui !... il n'est pas forcément obligatoire de partir en Afrique ou je ne sais où pour trouver de supers paysages… en plus, ici tout le monde parle comme moi "en français" !!


Essais : des tubes d'amortisseurs
Résistance des soudures en latéral
Arrachement des soudures en traction



Discussion sur l'ergonomie

L'inauguration



Madame est contente
Venez voler en Bretagne



La construction de sa propre machine est une aventure qui vaut le coup d'être vécue, pour peu que l'on ai la compétence, le courage et la foi dans le vol libre (encore un peu libre !!).

Ce pendulaire a été baptisé "QUETZAL", du nom de cet oiseau Sud Américain aux très belles plumes de couleur et qui était surnommé par les civilisations aztèques l'oiseau de la liberté : c'est un oiseau qui meurt lorsqu'on le met en cage.

Bons vols à tous !!

Et soyez prudents !...

Serge SAUVOUREL
   






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